Pour une raison x ou y à laquelle vous n’avez pas prêté attention, vous devez aujourd’hui cohabiter avec l’enfant d’un collègue au travail. Et voilà comment votre univers est soudain soumis aux caprices, aux cris et aux questions scientifiques débiles (on en a rien foutre de savoir pourquoi le ciel est bleu, ou pourquoi les noix de coco ont des poils) des enfants. Mais, croyez-le ou non, on peut tirer profit de la présence des minuscules dans votre espace professionnel.

Telle Sophie de Menthon, Bloguéotravail ouvre le débat du travail des enfants (après tout ils sont bien 250 millions à travers le monde à avoir déjà un emploi).

 

 

Astuce Travail #12 : Exploiter les enfants au bureau

 

 

  1. Apprenez d’eux : Rassurez-vous, nous n’allons pas vous bassiner avec de la pédopsychiatrie pour vous expliquer que l’enfant peut-être le parent du parent (ou un truc du genre). Cela dit, vous serez surpris de constater la diversité des techniques de glandes de nos chérubins. Une gomme, deux stylos, un bout de papier ; vous avez les ressources nécessaires pour créer un match de foot international, reconstituer une scène de bataille de mousquetaires ou participer au lancement d’une fusée. En bonus, vous pourrez apprendre à avoir cet air hyper-concentré qui pourrait faire croire à un badaud que vous êtes en plein travail. Merci les enfants.



  2. Trollez les :Être entouré d’enfants peut booster votre créativité. Je vous rappelle que ces personnes croient encore au Père-Noël, à la paix dans le monde ou dans la stabilité de l’Euro. Eh oui, le système scolaire et les difficultés de la vie n’ont pas encore abîmé cette naïveté infantile (marche aussi pour la naïveté ardéchoise), à vous d’en profiter.

    Inventez un monstre mangeur d’enfants qui vit dans le distributeur automatique (idée approuvée par Michelle Obama). Affirmez-lui que les cravates de Lionel, l’expert comptable, meurent de soif et qu'il faut absolument les aider (munissez votre joyeux chérubin d'un café bien noir). Faites-lui croire que vous entretenez un lien familial ou amical avec l’un de ses héros (Bob l’Éponge, Dora l’Exploratrice, Booba -oui, oui le rappeur, pas l’ourson) et racontez lui comment vous avez empêché votre supérieur hiérarchique de lui nuire.

    Quel que soit votre troll, laissez ensuite le soin à son imagination de finir le travail. Vous verrez, un enfant qui jette du café sur Lionel “paske ta cravate a soif”, ça vaut bien de vous être levé si tôt ce matin.



  3. Expliquez leur ce que vous faites : Vous vous rappelez du dernier séminaire de la boîte ? Où un type payé par l’entreprise vous a fait faire des tests et des jeux le matin avant de vous expliquer que vous devez être un “ambassadeur de l’entreprise” ? Eh bien c’est le moment de le prendre au mot.

    Vous avez devant vous un public-test qui aime qu’on lui raconte des histoires. Définissez-lui vos tâches, vos ambitions dans l’entreprise, vos expériences. Agrémentez le tout de grimaces, ça marche bien avec cette audience. Ça ne vous coûte pas cher, ça vous détourne de vos dossiers et, surtout, ça occupe l’enfant pendant que le reste du bureau travaille (oui, vous vous souciez beaucoup de la productivité de vos collègues!).

    Pour avoir votre public définitivement dans la poche, gavez-le de bonbons. Il vous aimera beaucoup et fera sa crise d’hyper-activité due au sucre au moment-même où vous comptiez vous remettre au travail. What were the odds ?



  4. Confiez-leur des tâches de précision :Si vous observez bien, vous remarquerez que les enfants sont généralement plus petits que les adultes. Cette caractéristique n’est pas un hasard et tout bon manager saura l’utiliser avec pertinence. Vous pouvez alors confier aux enfants des tâches de précision dans lesquelles leur gabarit sera un véritable atout.

    Une disquette coincée dans le mange-disquette ? Leurs petites mains feront des miracles. Des soucis d’aération ? Envoyez les inspecter et nettoyer le conduit qui est probablement obstrué. Des baskets à produire ? Bon, y’a peut-être pas de lien direct avec leur taille ici, mais ils semblent avoir développé de grandes compétences dans ce domaine.



  5. Confiez-leur la responsabilité de votre emploi :On peut aller encore plus loin. Vous pouvez effectivement déléguer partie ou totalité de votre travail à un enfant. Les enfants (en tous cas, ceux d’aujourd’hui) sont un peu comme les ingénieurs Indiens : ils ne sont pas voués qu’aux tâches d’exécution en atelier. Au contraire ils sont ultra-adaptés à une vie de bureau.

    Avant toute chose, vous devez garder à l’esprit que votre job n’est pas compliqué. La preuve ? Julien, votre voisin de bureau y arrive aussi. Cela veut dire que la principale compétence requise, c’est de savoir utiliser un ordinateur. Soyez certains que les garnements de la génération Y+ qui a grandi en même temps que les smart-phone sera toute à son aise dans cet univers informatique (certainement même plus que vous). Après un rapide brief, vous pourrez le laisser travailler à votre poste et glander. Bravo, vous venez juste de sous-traiter.

    Le mieux ? C’est que lorsque l’enfant affirmera qu’il a fait tout votre travail aujourd’hui, vous n’aurez qu’à dire “Oui. Sans toi je ne sais pas comment j’aurais fait” avec un petit sourire complaisant. Aucun adulte raisonnable ne croira quelqu’un qui croit encore au Père-Noël, à la paix dans le monde ou à la stabilité de l’Euro.

 


Et voilà le travail !



Vous aussi, vous avez mille et une astuces pour occuper (exploiter?) le petit Enzo et vous détourner de votre travail ? N'hésitez pas à nous envoyer vos tuyaux, nous serons ravis d'en faire profiter la communauté dans un prochain article !