Assurer son avenir professionnel est un travail de tous les instants, et que celui qui n'a jamais rêvé d'être dans les petits papiers du patron nous jette la première pierre. Vous êtes prêt à vendre votre âme pour profiter des faveurs de vos supérieurs? Vous avez toujours rêvé d'occuper le plus grand bureau de l'étage et vous ne savez pas comment vous y prendre? Ainsi soit-il. Aujourd'hui, Bloguéotravail vire sa cuti et vous livre cinq ficelles indispensables pour lécher les bottes de votre patron avec style.

 

 

Travail Astuce #19 : Lecher les bottes de son patron

Vous êtes prêt à vendre votre âme pour profiter des faveurs de patron?

 

 

  1. Soyez opportun : Evaluez les circonstances, tout est affaire de timing. Au beau milieu d'une conférence avec vos collègues? Très mauvais choix. Tout fin prédateur sait qu'il vaut mieux isoler sa proie avant de passer à l'acte. Agissez subtilement. Profitez d'un tête à tête avec votre patron et privilégiez ses bons jours. L'art de la lèche est avant tout une affaire de finesse.
     
     
     
  2. Instaurez une relation personnelle : On ne le répétera jamais assez, sucer son patron est affaire de complicité. Votre supérieur est mordu de planche à voile, de maquettes en allumettes et de boomerang australiens ? Parfait, c'est l'occasion d'installer un lien de connivence ! Sans aller jusqu'à vous procurez l'arsenal pour coller à sa tendance bdsm, posez-lui quelques questions et relancez-le régulièrement sur ses passions. Attention : il ne s'agit pas d'étaler votre science mais bien de mettre votre patron en valeur. Il est le maître, vous n'êtes que son padawan.
     
     
     
  3. Apprenez à le contredire : Affirmez-vous, avec subtilité, entendons-nous. Ce n'est pas qu'en flattant son ego que vous emporterez son estime. Une carpette soumise et vide de personnalité n'inspire ni confiance ni respect. En bon professionnel de la lèche que vous êtes, vous valez bien mieux que ces minables ! Opposez-vous à ce qui vous semble foireux, expliquez votre position et proposez des alternatives. Surprenez-le mais n'en faîtes pas des tonnes : laissez lui garder le sentiment qu'il conserve l'ascendant et vous apprend des choses (même quand c'est faux).
     
    Ne vous opposez pas sur les thèmes fondamentaux tels que le futur plan social de la boîte, vous risqueriez bien d'en faire soudain partie. Réservez vos avis divergents pour des sujets de moindre importance ( "Ah non, la nouvelle robe de Natacha ne lui va pas du tout. Je préférai l'autre !" ). Vous lui montrerez alors que vous n'êtes pas qu'un simple lèche-cul, vous avez votre propre caractère!
     
     
     
  4. Imitez-le : Votre chef est comme tous les chefs. Il est bourré de défauts (déjà, il est chef...) dont toute la boîte se plaint. Mais avec un peu d'honnêteté, vous reconnaîtrez qu'il a bien une ou deux qualités. Sachez vous en inspirer, il retrouvera en vous le meilleur de lui même. Etudiez son style et adaptez-vous : réservé ou extraverti, distingué ou familier, austère ou branché... jouez là façon caméléon, ne prenez pas le risque de bouleverser son univers.
     
    Attention, soyez mesuré dans la mimique : adopter ses expressions, rire en choeur, raconter les mêmes blagues, vous habiller comme lui, copier la décoration de son bureau, changer votre nom pour le sien, ... c'est trop. Votre boss prendrait bientôt ses distances face au dangereux dégénéré que vous êtes.
     
     
     
  5. Neutralisez vos rivaux : Si construire votre réputation auprès de vos supérieurs est efficace, détruire celle de vos collègues l'est encore plus (et reconnaissons-le, tellement plus jouissif). Vous avez toujours rêvé de vous la jouer façon "infiltré" ? C'est l'occasion rêvée ! Pour atteindre la grâce du fayot suprême, vous allez devoir jouer double-jeu.
     
    "Soyez proche de vos supérieurs, et encore plus proche de vos collègues" (merci Coppola). Partagez les déjeuners, les pauses-cafés, et manipulez cette franche camaraderie pour collecter les ragots, les potins, les confidences et tout ce que vous pourrez consciencieusement rapporter à votre patron.
     
    Enfin face à son boss, un vrai fayot fait preuve de retenue : machiavélique, il distille son venin avec parcimonie. Travaillez la forme ( "Ca m'embête parce que j'aime beaucoup René... Je ne serai pas venu vous voir si ça n'était pas si grave..." ). Vous n'êtes pas là pour lui nuire, bien au contraire, vous êtes là pour lui rendre service. Subtil et sournois, agissez avec le sang d'un grand prédateur ; laissez votre poison agir en douceur.

 

 

Vous aussi, vous êtes un parfait petit roublard et vous débordez d'ingéniosité pour mettre vos supérieurs dans votre proche ? Faites-nous parvenir tous vos trucs, nous serons ravis d'en faire profiter la communauté dans un prochain article !