Vous avez déjà eu la sensation de n’avoir aucune prise sur votre travail ? De n’être qu’une pauvre particule sans le moindre contrôle sur son mouvement ? D’être aspiré par le vide infini qui semble dominer votre entreprise ? Si vous avez répondu oui ne serait-ce qu’une fois, vous parlez assurément au sens figuré. Un film revient au sens propre sur ces drôles de sensations : il s’agit bien entendu de Gravity la dernière réalisation d’Alfonso Cuarón. Aujourd’hui, Bloguéotravail prend de la hauteur et se penche sur les enseignements à tirer d’un job dans l’espace.

 

 

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Le pitch :

Un groupe d’astronautes américains est en mission de réparation du télescope Hubble. Un incident spatial causé par un satellite russe (toujours eux) provoque une catastrophe majeure pour l’équipe. Sans lien ni contact avec leur navette ou la Terre, Sandra Bullock (Dr Stone) et George Clooney (Matt Kowalsky) tentent de retourner sur la terre ferme.

 

 

Ce que vous devez copier :

 

  • Ne jamais perdre espoir.
  • La folle journée du Dr Stone devrait vous aider à relativiser. En effet, vous aurez bien du mal à enchaîner plus de situations défavorables qu’elle en un temps aussi restreint. Alors si elle parvient à se jouer de la funeste Providence, vous le pouvez aussi. Comme l’équipe de France de football, vous pouvez vous aussi faire tourner la routourne.
  • Rester en “contact”.
  • En plus d’avoir des anecdotes ultra-cools, Matt Kowalsky prodigue de bons conseils. Lorsque sa radio semble coupée, il continue de communiquer régulièrement avec “Houston” en sachant que “quelqu’un peut vous entendre et il peut vous sauver la vie”. Faites de même au boulot en ne craignant pas de faire part de vos difficultés, même de manière informelle. Vous trouverez peut-être un secours autour de vous.

 

  • Profiter des joies de l’hallucination.

Sous l’effet du dioxyde de carbone, le Dr Stone s’offre une petite hallu’. Au-delà de la nécessité de s’offrir un peu répit au milieu de cette journée pourrie, celle-ci lui  donne une clé qui débloque totalement une situation quasi-désespérée. Copiez Sandra Bullock en vous accordant, vous aussi, des pauses LSD ou champis’ pendant vos heures de service : un bon trip semble en mesure d’améliorer votre travail.

 

 

Ce que vous devez oublier :

 

  • Réfléchir en cas d’urgence.

On ne vous le répètera jamais assez sur ce blog : votre cerveau est votre ennemi, surtout en cas d’urgence. Dans le film, au moment où le Dr Stone devrait se contenter de faire ce que Kowalsky lui dit, celle-ci se laisse aller à réfléchir avec sa tête plutôt qu’avec ses tripes. Le désastre qui en a résulté devrait vous servir de leçon : en situation de crise, on ne réfléchit pas, on se contente d’obéir sur le champ à son supérieur. En faisant ça vous ne serez plus jamais responsable de rien et aurez les mains encore mieux lavées que Ponce Pilate.

 

  • Se focaliser sur un objectif record.

Si Matt Kowalsky est un mec cool qui écoute de la Country en racontant ses folles expériences spatiales, c’est aussi un obsessionnel. Il consacre une immense partie de son temps à vouloir dépasser le record de temps passé dans l’espace de Sergueï Krikalev. À force de ne penser qu’à ça, il finit par porter la poisse à son équipe et à ne pas retrouver la Terre (oups… spoiler). C’est pareil au bureau, si vous n’avez qu’un seul dossier présentable sur l’ensemble de ceux que vous devez traités, vous risquez de prendre la porte.

 

  • Ignorer les détails.

La principale critique que l’on puisse faire au film se situe au niveau de l’histoire qui n’est que très peu creusée. Des détails penserez-vous, mais ils comptent quand même. Voilà pourquoi nous vous invitons à ne pas uniquement penser à la charte graphique de vos rapports mais aussi à leurs textes. D’autant que si le travail esthétique de Cuarón permet de faire oublier le scénario, c’est parce qu’il est capable de faire rentrer une caméra dans un casque d’astronaute ou de faire une mise au point sur une larme en apesanteur… et le tout en 3D. Vous non. Alors prenez la rédaction de vos textes au sérieux.

 

 

Pertinence globale :

75%. Dans l’ensemble, Gravity peut être une très bonne source de motivation et d’humilité face à son travail quotidien. Il faut toutefois faire attention. Si vous pensez pouvoir arroger une licence poétique au bureau comme le fait Cuarón, vous risquez d’aller au devant de graves déconvenues. Même si vous avez le talent de Robert Pirés.

 

 

C’était l’instant culture de la rédac’. Et maintenant, au travail !