Vous venez de recevoir votre relevé de compte mensuel et ce n’est pas bien glorieux ? La colonne “débit” vous fait comprendre que votre studio insalubre et mal desservi reste au-dessus de vos moyens ? Vous avez le pouvoir d’achat d’un pygmée ? Vous ne supportez plus de faire vos courses dans des hard-discounts et d’y fréquenter des gens pauvres et si mal habillés ? Ne cherchez plus à couper dans les dépenses, c’est aux recettes que vous devez penser.

Avec un plan plus lucratif que celui de Julien (de la pub pour faire de l’argent sur Internet), Bloguéotravail vous explique comment gagner sa vie travail sans compter sur une augmentation. Vous pourrez ainsi devenir aussi riche que l’Oncle Drixou (private-joke).

 

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  1. Récoltez des fonds pour une œuvre caritative.

La récolte de fond, c’est peut-être le moyen le plus simple de récupérer l’argent des gens qui vous entourent, tout en redorant votre blason. Vous pouvez opter pour la carte de l’honnêteté et leur dire que c’est pour vous, mais cela risque de s’apparenter à de la mendicité et de ne pas créer beaucoup d’enthousiasme parmi vos pairs.

Choisissez plutôt le mensonge éhonté. Trouvez une cause porteuse et médiatique qui mettra la larme à l’œil de vos collègues. Les catastrophes naturelles dans l’Océan Pacifique, ça marche plutôt bien. On peut dire que le Typhon Haiyan a bien choisi son son moment. Comme vous le savez, ce genre d’évènements créent en général de grandes vagues de dons qui dépassent souvent ce qui est nécessaire pour les ONG sur place. Du coup, faites comme elles et, réemployez l’argent (vous ne l’avez pas détourné hein, vous l’avez réemployé)… pour la cause des travailleurs pauvres de votre quartier par exemple. Sabrez et sablez le champagne à loisir, ce sont vos collègues qui régalent !

 

 

  1. Vendez les produits de votre propre ligne de vêtement.

Si Internet est devenu un anarchique lieu de vente de tout et n’importe quoi, pourquoi votre Open-Space ne suivrait pas cette voie ? L’opportunité de vendre des saletés à vos collègues est à portée de main, saisissez-là.

C’est l’heure de créer une ligne de vêtement. Il vous suffit de trouver des tee-shirts neutres (2,50€ pièces chez Décathlon, certainement bien moins cher en gros) et un pressoir pour y apposer votre marque. C’est là que ça se gâte : il va désormais falloir faire croire à vos collègues que cette marque est géniale et vaut vraiment le coup. Si dans les années 90, il vous suffisait de dire que c’était une marque ultra-branchée aux USA (prononcé U-Esse-Yeah !), il vous faut désormais des preuves. Rassurez-vous ce n’est pas trop discriminant : un compte Facebook/Google+/Twitter, un site, des “j’aime”, followers, cercles et du contenu achetés au Bengladesh… ca y est, vous êtes bons. On est même prêt à vous faire de la pub sur Bloguéotravail (contre rémunération, hein, nous aussi on en a marre de nos courses en hard-discount).

 

 

  1. Créez une série à partir de votre vécu au travail.

Votre vie au travail vous a mis au contact de gens surprenants et banals aux trajectoires sociales pour le moins variées. Cela aura pu faire naître deux vocations chez vous : sociologue, ou romancier/scénariste. Oubliez la première (ça ne vous fera jamais gagner la moindre thune) et concentrez-vous sur la seconde. Vous allez enfin pouvoir écrire avec liberté sur l’espace que vous fréquentez. Visez alors la télévision, on y maximise les gains.

Pour la télé française, vous devrez vous adaptez aux formats de nos chaînes. Pensez à laisser un espace pour les pubs et les votes SMS sur TF1, à utiliser une région d’arrière-pays peu connue et peu promue pour le Service public, à faire du placement produit pour The Kooples sur Canal+ et à intégrer des jeunes autobronzés qui découvrent la Floride pour la TNT. Une fois ceci fait, laissez libre cours à votre imagination. Il sera important pour l’écriture de vous représenter votre bureau selon le format que vous aurez choisi (transformez les remontrances de votre supérieur en un “clash” entre deux des “clans” par exemple). En plus d’assurer votre avenir financier, vous allez trouver un moyen d’échapper à l’ennui au boulot. C’est tout bonus.

 

 

  1. Organisez des combats de chiens-coqs/robots-enfants.

Bon, ça semble mal partir au début, mais c’est parce que ces professions ont subies de longues campagnes de dénigrement. Après tout, parier sur la boxe ou sur un combat d’animal, ce n’est pas si différent, non ? Et puis à ceux qui vous parlent de la souffrance animale, vous croyez que les chevaux ou lévriers préparés pour leurs courses sordides l’ont facile ? Alors arrivé à ce point, soit on est cynique et on tolère tout, soit on ne l’est pas et on devient hippie. Et pauvre. Et végétarien, aussi.

Plutôt que de manger du soja, proposez à vos collègues de lutter contre leur stress par une activité cathartique : le pari sur des combats d’animaux. Une fois votre business bien installé, visez un peu plus haut. Copiez le catch et organisez des combats de folie par équipes et en mélangeant les espèces. Soyez certain qu’un combat de prestige entre un chien allié à un coq et un robot allié à un enfant de 5 ans va faire monter les mises de vos fidèles spectateurs.

 

 

  1. Revendez la métamphétamine de votre propre production.

En dernier recours, nous vous proposons de sombrer dans le côté très obscur de l’économie souterraine : la drogue.

Contactez votre oncle, ce sympathique chimiste sans histoire qui traverse sa vie peu enrichissante sans broncher. Attendez qu’une de ses frustrations de cinquantenaire le rende prêt à tout péter et convainquez-le de s’associer à vous pour produire et vendre de la métamphétamine (qui ne demande qu’à envahir le marché français). Après quelques expérimentations et quelques premiers contacts avec des distributeurs (pour faire connaître le produit), débrouillez-vous pour reprendre le contrôle horizontal et vertical de votre processus de production. Démarquez-vous par un coup de marketing audacieux à la Steve Jobs (genre donnez une couleur bleue à vos cristaux) et préparez-vous à brasser plus d’argent sale qu’un croupier de la Côte d’Azur.

Si jamais ça ne décolle pas trop, racontez vos aventures dans une série télé. C’est osé, mais je suis sûr qu’on peut faire quelque chose de bon avec ça.