Au bureau comme partout, il y a des choses qu'on pense très fort mais qu'on n’ose pas dire. Par honte, par crainte de choquer, par peur de blesser. Des sujets tabous. TABOUS. Certes on ne peut pas tout dire mais dans quelques cas bien précis, il faut se faire violence pour que la vérité éclate, tout en tact et en diplomatie. Bloguéotravail vous explique quand et comment.

 

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  1. Votre collègue qui parle trop fort.

Il parle à tort et à travers, tout le temps, et c’est le plus souvent inutile. Au début ça mettait de la vie au bureau, désormais ça vous insupporte au plus haut point. Cette personne avec qui vous passez la moitié de votre journée n'a aucune pitié pour vos petites oreilles fragiles. Il pense presque à voix haute et continue de débiter inlassablement les mêmes banalités, jour après jour... ça ne peut plus durer ! Prenez votre courage à deux mains mais allez-y en douceur : privilégiez l'explication. Plus elle sera simple, plus votre message sera entendu. Si votre collègue est un grand bavard par exemple, proposez-lui de passer ses appels depuis un bureau fermé. Si c’est sa sonnerie de portable que vous ne pouvez plus supporter, demandez-lui s’il peut réduire son volume ou opter pour le mode vibreur. Vous pouvez également jouer sur sa culpabilité : « j'ai beaucoup de travail en ce moment, pourrais-tu faire moins de bruit ? »

 

 

  1. Votre collègue qui ne sent pas la rose.

Tout le monde a déjà connu le bonheur de côtoyer une personne (ou plusieurs pour les chanceux dans votre genre) dont l'hygiène buccale douteuse ou le parfum « délicat » embaument le bureau du matin au soir. Les problèmes d'odeurs gênantes font partie de la vie quotidienne en entreprise, mais également des sujets les plus tabous. Car l'odeur fait partie de l'intime, y faire référence c'est porter une attaque directe à l'encontre de la personne visée, C'est pas gentil-du-tout, vous avez pigé. Pour ne pas blesser votre cible, prenez des pincettes et usez du « politiquement correct » (beurk). Pour trouver les mots justes, la meilleure des techniques consiste à se mettre à la place de l’autre. Le sujet vous semble gênant à aborder entre collègues ? Partez de ce sentiment pour briser la glace, dans le genre diplomate mais franc : « ça me met mal à l’aise de te parler de ça mais je préfère être honnête : l’odeur de ton parfum m’insupporte. »

 

 

  1. Votre collègue qui vous raconte sa vie.

Elle est inintéressante au possible. C'est incroyable ce que vous vous en foutez. Grand(e) sensible, vous en venez même à culpabiliser : il faut vraiment être monstrueux pour ne pas fondre devant ces photos de morveux en couche-culotte ou échanger à propos des problèmes de couple. Car oui, certains salariés ont tendance à oublier qu’ils évoluent dans un univers professionnel… Si vos voisins de bureau ne cessent de s’épancher sur leurs problèmes personnels, stoppez-les le plus tôt possible. Sinon ça va devenir une habitude, on vous aura prévenu. Plutôt que de recaler méchamment votre collègue un peu trop loquace sur sa vie perso, proposez-lui une porte de sortie. De parler de ça ailleurs, à la pause-café ou pendant le déjeuner, pépère. Mais pas au-dessus de votre dossier d'import-export. Voilà, soyez viril mais correct.

 

 

  1. Votre collègue incompétent.

Chaque fois c'est la même chose, vous lui demandez de faire un truc, ou bien il travaille sur le même dossier que vous, et ça ne loupe pas : c'est le bordel. Pardonnez la vulgarité mais c'est le mot. Les notes qu'il vous transmet sont bourrées d'erreurs et vous vous êtes plusieurs fois retenu de courir après l'incapable, agrafeuse à la main. Pour en discuter, attendez que la pression retombe, vous devez avoir les idées au clair pour engager une discussion constructive. Ne versez pas dans l'accusation directe, à grands coups de « t'es mauvais Jack » ou de « toi », « toi et ton incompétence crasse ». Restez dans le descriptif et le factuel. Ce sera mieux perçu.  Par exemple, engagez le dialogue de cette façon : « j’ai noté plusieurs incohérences dans ce dossier, est-ce qu'on pourrait en discuter ensemble pour trouver des pistes et l’améliorer ? » Si ça ne marche pas, parlez-en à vos supérieurs (oh la balance) ou bien, en dernier recours, devenez méchant.

 

 

  1. Votre collègue qui est lourdingue.

Ce qui peut se matérialiser de différentes façons, dragueur (ou dragueuse) indélicat, comique de mauvais goût, tout dépend des spécimens que vous aurez la chance de croiser au cours de votre cheminement professionnel. Reste que c'est passablement désagréable et que ça risque de rendre vos journées très longues. Trop longues. Intervenez donc au plus tôt, comme le GIGN. Usez d'abord de diplomatie, en faisant gentiment comprendre au collègue incriminé que son comportement ne vous plaît pas trop. Une petite remarque bien sentie comme «  tu devrais faire attention, les gens vont trouver que tu es lourd ». Bam. S'il ne comprend pas, parlez-en autour de vous, sondez les cœurs et les reins (comme Dieu dans la Bible, psaume 7-10, Jérémie 11-20). Vos collègues partageront sûrement votre avis et vous pourrez faire front à plusieurs – dans le cas contraire, c'est vous qui êtes un asocial ou un persécuté, tant pis pour votre tronche. Dans le pire des cas, vous pouvez toujours en référer à votre hiérarchie : le harcèlement c'est rigolo (on vous dit que si) mais ça va cinq minutes. De toute façon, il faut agir pour guérir, gardez bien ça en tête.